Famille

Qu'est-ce que la famille ?

 

• Papa, maman et les enfants ?
• ou... Papa, maman, les enfants, papis et mamies ?
• ou... Papa, maman, beau-papa, belle-maman et les enfants de parents différents ?
• ou... Papa, maman, les enfants, les grands-parents, les oncles et tantes, les cousins...

Et oui, qu'est-ce que la famille aujourd'hui ?

Le visage de la famille "traditionnelle" française a bien changé depuis ces dernières décennies. Et l'actualité politique amène à se reposer la question !

Voici quelques réponses à... quelques questions...


 

Les relations dans les familles recomposées entre les enfants du mari et leur belle mère, ils n'ont pas confiance en moi et me reproche de n'avoir pas pris un autre avis médical, mais étant infirmière je suis à même de savoir ce qui est bien pour leur père.

Les circonstances sont particulières dans ce cas. Il est très facile d'accuser d'avoir fait de mauvais choix quand ça va mal : c'est une façon de déplacer la culpabilité et de se protéger psychiquement.
De plus, la belle-mère reste, aux yeux des enfants, la "pièce rapportée"... Même s'il peut naître une forme d'amour et de respect en tant "normal".
Il ne faut pas oublier les contes de fées qu'on nous a tous lu enfants... Que dit-on de la marâtre ? La belle-mère n'est pas présentée de manière très sympathique !
En ce qui concerne votre époux, la situation est délicate. Ils sont très certainement angoissés, stressés... Tout comme vous pouvez l'être. Etant très présente auprès de lui dans son combat contre la maladie (ce qui l'aide tout autant que les médicaments qu'il reçoit), ils envient peut-être cette place privilégiée. Ils se sentent peut-être mis à l'écart et essaient par ce biais (ce qui est certes maladroit) de reprendre les choses en main.
Il serait sans doute approprié de vous réunir pour parler de votre époux, de vos angoisses réciproques par rapport à sa santé. Mais surtout de vos souhaits. Vous devez vouloir sans doute tous qu'il aille mieux et n'est-ce pas le meilleur terrain d'entente pour retrouver une unité ?


Pourquoi lorsqu'il y a conflit avec un de nos enfants (adultes) nous nous culpabilisons en pensant que quelque part nous avons déraper ou manquer quelque chose et nous sommes malheureux comme la pierre ?

Quand on pose la question, on en connaît le plus souvent la réponse…
Le métier de parents est le plus difficile au monde : pas de mode d'emploi (malgré les tonnes de livres écrits notamment par les psy)... Pourquoi ? Parce que nous sommes tous différents ! Il faut s'adapter à la personnalité naissante de chacun, en tenant compte de la nôtre, mais aussi des aléas de la vie... Un vrai casse-tête chinois si on y réfléchit bien !
Mais quel bonheur aussi en général !
Cela dit, dès l'instant où nos chérubins sont conçus, nous en sommes responsables : moralement, physiquement, psychiquement, juridiquement, socialement... Qui a dit qu'il était facile d'avoir des enfants ? De les faire peut-être, et encore pas toujours... Mais de les élever encore moins !
Quel que soit leur âge, nous ressentons toujours le poids de cette responsabilité. Surtout les mamans, parce que c'est notre chair qui parle. Nous les avons portés, nous leur avons donnés la vie, nous les avons éduqués de notre mieux (en faisant ce que nous pouvions avec ce que nous avions). Avec pour objectif ? Et bien qu'ils soient heureux et épanouis et qu'ils nous fassent de beaux petits-enfants, qui feront eux aussi des enfants...
Sauf que ça ne se passe pas toujours comme ça. Mais les parents ne sont pas responsables de tout ! A partir du moment où nous faisons du mieux que nous pouvons, avec les moyens que nous avons, avec beaucoup d'amour et d'attention (et une bonne dose de bon sens), en subvenant aux besoins primaires, alors sommes-nous sans doute de "bons parents". Ca ne veut pas dire que nos bambins seront pour autant heureux... Il y a parfois des évènements de la vie qui nous ont totalement échappés, qui ont marqués nos bouts de choux (parfois à notre insu) et nous en prenons parfois conscience (au moins des conséquences) quand ils sont adultes.
Mais nous n'en sommes pas pour autant coupables. Mais c'est là qu'est tout le paradoxe : parce que nous sommes des parents aimants, nous supportons mal de voir nos enfants malheureux et nous pensons automatiquement que nous ne les avons pas suffisamment armé et/ou aimé face aux aspects douloureux et difficiles de la vie, ou... ou... ou...
Bref, et eux ? Quel est leur part de responsabilité ? Et oui, nos enfants grandissent et il nous faut accepter qu'ils fassent de mauvais choix. C'est leur droit de faire des erreurs pour apprendre et pour grandir...
Notre devoir, ce n'est pas de culpabiliser car finalement nous ne sommes d'aucune aide, mais sans doute de leur offrir un espace d'écoute. Et s'ils nous demandent conseil, peut-être leur en donner un ou deux...
En résumer, il nous faut accepter à un moment donné de couper le cordon pour les laisser vivre. Même s'ils font des erreurs monumentales ! Mais rien ne vous empêche de mettre des filets de protection pour amortir la chute si c’est possible.


La vie de famille lorsque pour des raisons de travail ou autres la famille vie ensemble par intermittence ce qui est mon cas et l'effet sur les enfants de leurs relation avec le père ?

En fait, peu importe la quantité, c'est la qualité qui est importante. C'est-à-dire que même si vos fils voient peu leur père, dès l'instant où, lorsqu'ils sont ensembles, ce temps est bien utilisé, il n'y a pas vraiment de problème.
En psychologie, on s'intéresse plus à la présence psychique qu'à la présence physique : il y a des pères à "temps plein" dans la famille et pourtant ils y sont totalement absents psychiquement. Alors que d'autres, à "temps partiel", sont extrêmement présents psychiquement.
Toutefois, cette présence psychique, n'est pas que le fait du père : c'est aussi la place qu'accorde la mère au père. Il n'y a pas de père (dans sa représentation psychique et symbolique) si la mère ne lui accorde pas de place psychique auprès de l'enfant...
D'où aussi l'importance de nos paroles de maman quand nous nous adressons à nos enfants et que nous parlons de leurs pères (en particulier quand il y a discorde, voire séparation, du couple parental).
Mais j'irai plus loin : il me semble que le père a aussi le même impact que la mère. Pas au niveau de la présence psychique (quoi que ça serait intéressant de s'y pencher avec les nouveaux pères). Mais au niveau de l'image que les pères renvoient de la mère à leurs enfants (notamment au travers des paroles).
Si l'un des parents a un discours négatif sur l'autre, et que l'autre parent est en plus absent psychiquement (et physiquement), l'enfant peut grandir avec un manque.
Pour la fille, elle va s'identifier à la mère tout à fait normalement, mais risque de développer une vision des hommes peu flatteuse pour eux... et reproduire ce qu'elle a vécu avec ses parents (inconsciemment bien sûr).
Pour les garçons, le père est absent. Ils prennent la place du père. En se référant au Complexe d'Oedipe, on comprend ce qui risque de se passer. Si l'Oedipe se résout dans la petite enfance, il est cependant régulièrement rejoué, notamment à l'adolescence. Maman devient alors effectivement TOUT. De la complicité, on peut vite basculer sur de la fusion. Surtout si le père ne joue pas son rôle de tiers séparateur.
A ce moment là, la relation avec le père ne peut que se détériorer, voire tourner à la rivalité à l'égard de la mère. Mais psychiquement, ils vont se construire quand même, mais sur l'opposition au père et non l'identification (ce qui n'est pas un drame, loin de là).
Mais il me semble important de toujours essayer de les préserver de nos sentiments d'adultes : nous sommes leurs parents pour la vie, quoi qui se passe.


Relations entre différentes générations et particulièrement quelle attitude adopter vis-à-vis des petits enfants en cas de divorce difficile des parents : Que peut- on leur dire ? Que peut-on leur demander ?
Ce sont les parents qui divorcent, non les petits-enfants et les grands-parents. Pour ce qui est des demandes, ça ne change absolument rien : les petits-enfants doivent toujours autant de respect à leurs grands-parents par exemple.
En ce qui concerne ce qu’on peut leur dire... Il semble préférable de les laisser venir poser leurs questions et y répondre le plus simplement possible et surtout le plus sincèrement et avec respect pour les parents.
Dans les cas de parents divorcés, les petits-enfants peuvent se tourner vers les grands-parents qui restent la marque de stabilité de leur environnement. Ca ne sert à rien de dissimuler ou cacher car leur imaginaire peut les amener plus loin que la réalité. Mais sans en faire trop. Comme je l'ai dit, simplement mais de façon authentique.
Voici un exemple d'une petite fille, adoptée, et peu de temps après, ses parents adoptifs se sont séparés... Et elle a demandé :
- Si mes parents divorcent parce qu'ils ne s'aiment plus, si un jour ils ne m'aiment plus, ils vont divorcer de moi aussi ?
Que pensez-vous que l'on doive répondre ?
Il faut essayer de lui expliquer que l'amour entre ses parents n'était pas tout à fait le même que l'amour entre les parents et leurs enfants. L'amour entre les parents peut ne durer qu'un temps, parfois, mais pas toujours... en fonction de la vie et des choses qui appartiennent aux adultes. Mais l'amour des parents pour leurs enfants, il est toujours présent, quoi qui se passe.
- Mais alors pourquoi ma maman qui m'a fait naître, elle m'a donné à ma nouvelle maman ? C'est parce qu'elle ne m'aimait pas...
- Mais non justement. C'est parce qu'elle t'aimait. Mais elle ne pouvait pas te garder avec elle pour des raisons que je ne connais pas. Mais cela a dû être difficile de te donner à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Elle a souhaité que cette personne t'apporte tout ce que elle ne pouvait pas faire.
- Comme quoi ?
- Une chambre, des vêtements, des jouets, des soins chez le docteur quand tu es malade, de l'amour (même si elle t'aime aussi), une bonne éducation, et la possibilité d'avoir un bon métier et d'être heureuse...
Mes premières réponses étant trop abstraites, elles en ont entraîné d'autres. Jusqu'à ce que cette petite fille soit satisfaite par des réponses qu'elle pouvait "matérialiser" dans sa tête !


Pourquoi les relations familiales sont si difficiles à gérer ?

Parce que l'être humain est complexe quand il est tout seul, mais dès qu'il est à plusieurs, ça n'arrange pas les choses ! Sans compter les secrets de famille, les vieilles discordent, les vieilles rancoeurs...


Les ados dont les parents sont divorcés et dont le père dit sans arrêt du mal de la mère parce que c'est elle qui a demandé le divorce (mais pas pour un autre homme) et ils sont agressifs avec leur mère…

C'est malheureusement la situation typique des enfants de parents divorcés qui sont instrumentalisés... Cela fait d'énormes dégâts sur les enfants (surtout ado).
Par principe, les enfants ne peuvent accepter que les parents se séparent (même quand ils assistent à des scènes de violence). Parce que c'est leur univers et le changement leur fait peur (et ils ne sont pas les seuls).
Donc, en cas de séparation, quand l'un des parents accuse l'autre d'avoir éclater leur univers, il y a effectivement un mouvement de révolte et d'agressivité parce qu'ils ne comprennent pas les motivations qui ont poussé la maman (comme dans le cas donné en exemple) à partir.
Le père n'agit pas du tout pour le bien de ses enfants. Il cherche juste à se venger en appuyant là où ça fait mal. Même s'il agit ainsi parce qu'il est blessé, c'est un comportement destructeur pour les enfants.
Dans ces conditions, il ne faut pas hésiter à rencontrer un médiateur familial (ils travaillent souvent avec les juges des affaires familiales) pour renouer le dialogue et expliquer calmement la situation. Il vaut mieux le faire rapidement avant que la situation ne s'envenime et prenne des proportions qui rendent le retour en arrière trop difficile.


Pourquoi les adultes sont-ils égoïstes ? Dans une séparation (je fais bien la distinction en disant séparation pour le confort) ou un divorce, se sont toujours les enfants qui trinquent ?

Qu'entendez-vous par "confort" ?
On ne sait jamais ce qui se passe réellement dans l'intimité d'un couple. Ce qui peut passer pour du confort peut cacher des secrets lourds...
Dans tous les cas, les enfants souffrent effectivement de toute séparation. Mais il faut aussi faire confiance en leur capacité d'adaptation et de souplesse (que nous perdons en devenant adultes).
Je ne suis pas sûre que de rester marier à tout prix soit un bon exemple pour les enfants. Même s'il n'y a pas de violence, la tension est toujours palpable (et lourde...). Et quand elle n'y est pas, c'est de l'indifférence... Ce qui n'est guère mieux me semble-t-il.
Est-ce que être adulte et responsable ce n'est pas justement affronté son échec et en assumer les conséquences ?
Ce qui ne nous dispense pas de continuer à être parents car on ne divorce pas de la chair de sa chair.
Il me semble primordial de toujours parler aux enfants, leur expliquer les choses simplement, clairement, sans tabou ni faux-fuyant. Ils sont en droit ne pas être d'accord. Mais ils vont apprendre peut-être plus tôt que les autres qu'on ne fait pas toujours ce que l'on veut dans la vie.
Ce n'est pas tant la séparation ou le divorce en lui-même qui pose question, c'est surtout la gestion de l'éducation des enfants après séparation... Avec des parents démissionnaires, en compétition, ou qui refont leur vie en donnant l'illusion (ou pire en faisant sentir) que les enfants sont une entrave à leur nouvelle vie...
Là, c'est une autre histoire...

Sylviane Barthe Liberge

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Commentaires

24.05 | 02:44

recherche aussi consults+échanges vécu avec victimes sur nord 94, centre 91, paris. dure depuis 10 ans evident depuis 5. Vise aussi enfants et autre proie

...
12.05 | 03:47

ressens même parfois l'envie de me venger car peu de gens m'ont soutenue, pour les autres il reste merveilleux. Comme si ma douleur n'était pas reconnue..😟

...
12.05 | 03:43

connaissance dont il n'a pas réussi à me couper, j'ai pu lui échapper. Mais je sens que je reste très meurtrie, et que je m'en veux bcp. Ca fait 1 an et je

...
12.05 | 03:40

j'ai commencé à me dire que ce qu'il me faisait vivre n'était pas normal et que je ne pouvais plus endurer ça, le mal était déjà fait.. grâce à une nouvelle

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