Des mots pour des maux

Pourquoi se faire du mal ?

Pourquoi ?

Les réponses sont aussi multiples que les questions, les situations et parcours de vie. Mais... parce qu'il y a un mais... ces comportements d'autodestruction ou névrose d'échec sont généralement liés à notre enfance.

La communauté scientifique (psychologues, psychiatres et psychanalystes) s'accordent à dire que de tels comportement sont le fait d'une enfance où l'on n'a pu développer correctement la sécurité interne. Ce qui veut dire que, enfant, nous n'avons pas pu avoir suffisamment confiance en nos parents pour pouvoir avoir confiance en nous. OU... nos parents ne nous auraient pas suffisamment fait confiance pour que nous nous approprions ce concept.

... Un peu réducteur, non ? Il me semble que ce n'est qu'une toute petite partie de la réalité... N'entreraient pas en jeux également les traumatismes de la vie ? (qui sont parfois, voire souvent, totalement inconnus de nos pauvres parents) : les agressions à l'école de nos petits camarades... comme les sobriquets qui altère l'ego, surtout quand on manque de confiance en soi, ou qu'on ne s'accepte pas physiquement... Mais aussi les agressions (physiques, verbales, sexuelles) faites par des adultes... Les phrases assassinent des frères et soeurs (ou cousins et cousines...) qui nous disent qu'on est bon à rien, qu'on ne fera jamais rien parce qu'on est trop nuls...

Séparément, ce sont des petits riens. Mais, mis bout à bout, ces "petits riens" détruisent psychiquement une personne qui finit par se convaincre qu'elle ne vaut effectivement RIEN. Pourquoi alors essayer ? Et puis, si on essaie, ce sera forcément un échec puisque on ne peut pas y arriver... D'ailleurs, je vais essayer et vous (me) prouver que ce sera un échec.

Et pourtant... un beau matin... on a envie que ça change. Mais difficile de changer des habitudes de penser qui sont encrées profondément... D'où la lutte, d'où les moments de découragement, de colère, de rage contre soi.

D'où l'importance de ne pas être seule dans ce combat pour affronter ce qui se cache derrière nos symptômes.


 

Pourquoi a-t-on besoins d'être motivé ? Rassuré ? Pourquoi pleure-t-on ? 

Et bien justement, ce besoin d'être motivée et rassurée, c'est pour lutter contre les mauvaises habitudes de penser, les mauvaises perceptions de soi. Le fait de pleurer, c'est bien en soi car c'est une façon de vider son sac pour mettre à distance tout ce que nous avons engrangé (de souffrances) pendant des années. Mais il ne faut pas rester seul à ruminer. Il est important d'avoir quelqu'un à qui confier tout ça. Cette personne devient le dépositaire d'une partie de votre vie. Ainsi, vous ne la portez plus sur vos épaules. Vous êtes plus léger. Mais tout en concervant votre histoire (confiée à une personne digne de votre confiance). Il est important de ne pas rester seul et d'échanger. Car l'autre (surtout un professionnel) aura forcément un regard différent qui peut être intéressant pour vous.


 

Pourquoi dès que ça ne va pas mon alimentation devient un vrai délire garguantesque ? Comment me soigner à 38 ans ? J'en souffre sincèrement.

Le fait de manger vous permettrait d'avoir l'illusion de mettre à distance vos problèmes, de trouver du réconfort et, pendant que vous mangez, oublier les difficultés. Mais, vous le savez aussi bien que moi, ce n'est qu'un leurre. Lorsque vous arriverez à affronter les problèmes, à en parler haut et fort, vous n'éprouverez plus le besoin de vous réfugier dans la nourriture.

Dans un premier temps, si on ne peut DIRE, on peut ECRIRE. De plus, les mains seront occupées (donc moins tentée de manger).


 

Pourquoi la bouffe nous sert de réconfort quand ça ne va pas, sachant très bien que le résultat va se voir sur les hanches ?

Le tout premier plaisir quand nous sommes nourrissons, c'est la nourriture. Car une des toutes premières tensions que nous ressentons à la naissance, c'est la faim. Ainsi, on se réfère toujours à ce premier bien être ressenti où le monde pouvait s'écrouler, où nous étions bien confortablement au chaud dans les bras de maman qui nous apportait ce dont nous avions besoin.

Aussi, quand nous restons fixé sur ce premier plaisir (sécurisant par ailleurs), nous avons tendance inconsciemment à y avoir recours pour trouver un certain bien être. Même si rationnellement, on sait d’avance qu'elles vont en être les conséquences.

Sauf que nous ne sommes plus des bébés. Il nous faut donc apprendre à réagir autrement... Ca demande du temps, du travail et beaucoup de remises en question.


Pourquoi quand on a un problème, ou qu'on n'est pas bien dans sa tête, on mange ? Il y a aussi l'enfance où mes parents voulaient toujours qu'on mange, moi à 11 ans j'étais obèse, énorme, c'est incroyable, c'est aussi peut-être dans les gênes !

Certains parents, pour avoir la paix, "gavent" les enfants. Pendant qu'ils ont la bouche pleine, ça évite qu'ils posent des questions gênantes...

Par ailleurs, il fut une époque où manger (sans forcément à sa faim) était une inquiétude pour les parents. Pour eux, être de bons parents, c'était fournir à manger à leurs enfants. Il y a toute une génération (surtout après guerre) qui se retrouve sur cette problématique...

Sylviane Barthe Liberge

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Véronique | Réponse 12.03.2013 16.31

comment changer ce sabotage permanent ? Car au final, on finit par ne pas accepter le bonheur...

Sylviane BARTHE LIBERGE 01.04.2013 15.39

La réponse est simple : une thérapie pour mieux se connaître, mieux repérer les signes et finalement comprendre le mécanisme de ce "sabotage" pour l'enrayer

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Commentaires

08.10 | 13:03

Comment faire si c'est son propre enfant (19 ans ) qui est PN?
La fuite est alors difficile...

...
05.10 | 20:19

Bonjour, j'ai exactement la même question qu'Alicia. Quelle attitude adopter lorsqu'il s'agit d'un parent sous emprise se fait écho à la violence envers vous ?

...
19.07 | 16:54

Bonjour,

Il semble que la seule issue possible avec un pervers narcissique est la fuite..comment faire si il s'agit de sa maman? peut-on vraiment couper lien?

...
15.07 | 23:55

Bonjour je suis séparée de mon mari pour violence conjugale depuis février 2017.
Nous avons des enfants et je suis enceinte aidez-moi à trouver une solution mer

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