Des mots pour des maux

Quand notre esprit nous joue des tours...

Ayant déjà perdu 9kg100 et je me vois toujours comme avant, potelée de partout. Pourtant la balance démontre bien ces kilos en moins !!! Quand je me vois dans un miroir, je ne me vois pas changer…

En fait, c'est ce que l'on appelle la "distorsion psychique" :

Notre psyché n'arrive pas à suivre l'évolution physique de notre corps, surtout si nous avons une image négative de nous. Plus vous vous dévalorisez, moins votre conscience arrive à percevoir vos changements corporels qui eux sont sur un registre positif (dans un autre sens, c'est aussi ce qui arrive aux personnes qui n'ont pas vu leur prise de poids et se sentent toujours minces dans leur tête... mais elles, ça ne leur pose pas vraiment de problème).

Même devant un miroir, on ne se voit pas forcément changer car on se voit à travers le filtre de son psychisme. Et pour lui, rien n'a changé. Sans doute parce que vous avez une mauvaise estime de vous et prendre en compte votre perte de poids, ce serait prendre en considération que vous pouvez faire quelque chose de bien et de positif pour vous.

C'est exactement ce qui se passe dans l'anorexie : l'anorexique se trouve moche, grosse et a une très mauvaise estime d'elle (contrairement à ce qu'elle pourrait faire croire au premier abord). Et quand elle se voit dans un miroir, elle ne voit qu'un tas de saindoux (pour reprendre les mots d'une de mes anciennes patientes)...


 

Mais comment se sortir de cet enfer ?

En se concentrant sur les choses positives de sa vie. C'est la méthode des petits pas : chaque jour, on s'oblige à sourire (toujours un peu plus à chaque fois, jusqu'à ce que ça devienne naturel). Chaque jour, on s'oblige à prendre quelques minutes pour prendre soin de soi en se disant que ce n'est que justice (sans culpabiliser et jusqu'à ce que ça devienne naturel)... et ainsi de suite ! C'est aussi noter chaque jour tous ces petits moments qui nous ont fait plaisir, qui nous ont apporté un peu de joie et de bonheur.

Petit à petit, notre perception de nous même change, évolue.

Et puis, il y a aussi des discours dont il faut parvenir à se défaire. Pour nous les femmes, ce sont surtout les phrases assassines de nos mères... Mais c'est une autre histoire !


La pensée négative, qu’est-ce que c’est ? Quelle est son influence et comment l'éviter ?
Je suis parfois très stressée. Y a-t-il des moyens pour le combattre ?
J'ai été très marquée par la mort de mon père (un AVC), quels sont vos conseils pour surmonter cette douleur et aider à l'accepter ?
Pourquoi a-t-on des fringales ou rien ne vous arrête, on dévalise le frigo sans jamais être satisfaite dans mon cas et alors je reprends un autre aliment. Le cercle vicieux en résumer.
Quelle est l'influence de notre enfance sur notre vie adulte ? On dit que le choix alimentaire que l'on fait maintenant est lié à notre passé… Un aliment peut nous rappeler un bon souvenir, c'est pourquoi on le mange.

La aussi, nous sommes sur un thème proche de la distorsion psychique en ce qui concerne la question sur la pensée négative. C'est très lié à l'estime de soi : plus notre estime est négative, plus nos pensées vont de paires... La pensée négative est très présente dans la dépression : on a le sentiment d'inutilité, d'abattement, que ça ne sert à rien de se battre, et encore moins que l'on fasse attention à soi... La pensée négative est limitative par essence : elle empêche de prendre des décisions, d'accepter l'imprévu, ou encore de sortir des sentiers battus. Elle enferme totalement la personne, et très rapidement si on n'y prête pas attention. D'autant qu'elle s'installe de façon insidieuse, sournoise.

Toutefois, ça ne sert à rien de vouloir les "chasser" : il est préférable d'en tenir compte mais finalement trancher pour du positif !

En ce qui concerne le stress, la relaxation, le yoga ou le Qi-Cong peuvent être d’un secours non négligeable car ils apportent de la détente et du bien être. Ce sont d'excellentes disciplines chinoises qui, par des techniques d'assouplissement et de respiration, aident à se recentrer sur soi, à canaliser ses émotions et donc à gérer son stress.

Pour ce qui est du décès de votre père, vous semblez toujours en période de deuil. Le deuil, ce n'est pas oublier la personne, mais apprendre à vivre avec son absence. C'est accepter qu'elle ne soit plus là physiquement. Et là, seul le temps peut quelque chose pour vous, ainsi qu’une thérapie.

Quant aux fringales, elles semblent liées à ce deuil qui n'est pas encore fait : elles viennent remplacer le vide laissé par l'absence de votre père... Ce comportement alimentaire n’est, bien sûr, pas satisfaisant car il ne peut remplacer l'amour paternel perdu.

Quant à l'influence de notre enfance sur notre vie actuelle, elle est considérable !

Admettons que notre personnalité soit une maison. Toute maison, pour conserver sa solidité à travers les âges, a besoin de fondations solides. Ces fondations correspondent à toute la période de l'enfance. Si cette période est marquée par des évènements traumatisants, cela va se répercuter sur les fondations qui ne vont pas être aussi solides qu'elles auraient dû l’être. Ainsi, en construisant les murs (l'adolescence puis la vie adulte), il peut se présenter à l'occasion de secousses (nouveaux évènements traumatisants) des fissures visibles ! Et cela peut s'inscrire sur nos comportements ou sur notre corps.

Afin de consolider ces fissures, il faut "réparer" les fondations. C'est le travail thérapeutique.

Nos choix alimentaires sont aussi liés à notre passé dans les mêmes conditions : si un aliment a été consommé la première fois dans un climat convivial, chaleureux et aimant, il conservera pour toujours la même connotation. L'inverse est également vrai.

Si nous sommes attirés par les aliments sucrés à la moindre contrariété, c'est aussi parce que, en général, dans notre enfance, chaque fois qu'on avait un petit bobo, on nous faisait un gâteau pour nous consoler, ou la sucette en sortant de chez le dentiste... Ou si nous avions été sages, nous avions droit à une quelconque sucrerie...

Sylviane Barthe Liberge

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Solange | Réponse 01.04.2013 14.29

comment positiver à notre époque, quand les gens se moquent des autres

Sylviane BARTHE LIBERGE 01.04.2013 15.37

@SOLANGE : de tous temps, des gens se moquent de la différence. Prendre de la distance est essentiel pour ne plus être sous l'emprise de nos émotions.

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Commentaires

08.10 | 13:03

Comment faire si c'est son propre enfant (19 ans ) qui est PN?
La fuite est alors difficile...

...
05.10 | 20:19

Bonjour, j'ai exactement la même question qu'Alicia. Quelle attitude adopter lorsqu'il s'agit d'un parent sous emprise se fait écho à la violence envers vous ?

...
19.07 | 16:54

Bonjour,

Il semble que la seule issue possible avec un pervers narcissique est la fuite..comment faire si il s'agit de sa maman? peut-on vraiment couper lien?

...
15.07 | 23:55

Bonjour je suis séparée de mon mari pour violence conjugale depuis février 2017.
Nous avons des enfants et je suis enceinte aidez-moi à trouver une solution mer

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