Des mots pour des maux

Résistance au changement ou manque de confiance en soi

Lorsque les conditions de vie changent, toute personne se retrouve déboussolée, parfois perdue, du moins déstabilisée. Le manque de repères dans son environnement peut devenir inquiétant, voire même angoissant. Et cela touche autant la vie privée, que la vie sociale ou professionnelle.

En effet, une séparation, un divorce, une perte d'emploi, un changement de service, une violente dispute amicale... Autant de situations qui mettent à mal nos capacités d'adaptation face au changement que l'altérité de la réalité entraîne.

Ces changements peuvent affecter notre confiance en nous. Le doute s'insinue. Les craintes émergent. La peur peut envahir notre discernement.

Comment alors affronter les changements ? Comment traverser les différentes phases (déni, résistance et acceptation) et retrouver la sérénité ?

Il semblerait que la meilleure ressource pour affronter ces changements reste les compétences de chacun. Elles seules permettent de traverser les crises et de continuer sa propre évolution.

Quels que soient les changements à venir, les compétences (et donc les ressources individuelles) restent les mêmes. Le savoir-faire et le savoir-être donnent la confiance et permettent de vivre son quotidien avec assurance. A l’inverse, le manque de confiance peut être déstabilisant, faire trembler, hésiter, et faire voir les aléas de la vie comme des obstacles insurmontables.

Parmi ces compétences individuelles, la communication est essentielle. C’est-à-dire la capacité à créer des réseaux d’échanges, des alliances pour interagir de façon constructive avec autrui. Savoir communiquer, c’est savoir exprimer ses idées, ses besoins, ses envies, ses sentiments et ses réflexions à tous ceux qui nous entourent, au moment approprié et de la manière adéquate. Lorsque ce talent ne se manifeste pas (ou plus), des conflits peuvent naître entre la perception de soi et de ses propres capacités, et la perception que les autres ont de nous et nos capacités.

En outre, si notre représentation et notre interprétation des évènements (des changements) n’est basée que sur nos références internes (notre vécu, nos expériences personnelles, c'est-à-dire sur notre subjectivité) et non pas sur l’observation et l’analyse des faits (autrement dit l'objectivité), cela peut nous empêcher de voir et de saisir comment les choses fonctionnent réellement, comment le changement peut réellement avoir lieu. Dès lors, le changement devient obstacle.

Or, ces résistances peuvent être un moteur au changement, dès l’instant où elles sont exprimées, écoutées, respectées et entendues. Il s'agit donc de se poser les bonnes questions :

  • Qu’est-ce-qui va changer ?
  • Quels sont les gains et les pertes ?
  • Comment sera-t-il possible de s’habituer à ces changements ?

Il s’agit de faire émerger les sentiments les plus profonds, les peurs et les angoisses qui émergent face à l'altération de la réalité. S'approprier de nouveaux repères, se projeter sur un avenir différent que celui envisager jusque-là.

Tel est aussi le but d'une thérapie !

Sylviane BARTHE LIBERGE

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Commentaires

11.07 | 16:37

Bonjour Sarah, si votre conjoint le désire, c'est tout à fait possible dès l'instant où il prend un traitement adapté à sa situation psychique.

...
11.07 | 16:35

Est-ce que la thérapie de couple peut fonctionner avec un homme bipolaire ?

...
20.03 | 01:59

Bonjour je recherche d urgence un psy ou psychologue specialiste de la reconstruction après une relation de couple avec un PN dans les départements
39-71-25

...
18.03 | 21:30

Je cherche un psychothérapeute spécialisé dans les PN pour ma fille qui vient de se séparer de son compagnon. Nous habitons dans l'allier (03)

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