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Ayant déjà perdu 9kg100 et je me vois toujours comme avant, potelée de partout. Pourtant la balance démontre bien ces kilos en moins !!! Quand je me vois dans un miroir, je ne me vois pas changer… En fait, c'est ce que l'on appelle la "distorsion psychique" : Même devant un miroir, on ne se voit pas forcément changer car on se voit à travers le filtre de son psychisme. Et pour lui, rien n'a changé. Sans doute parce que vous avez une mauvaise estime de vous et prendre en compte votre perte de poids, ce serait prendre en considération que vous pouvez faire quelque chose de bien et de positif pour vous. Mais comment se sortir de cet enfer ? En se concentrant sur les choses positives de sa vie. C'est la méthode des petits pas : chaque jour, on s'oblige à sourire (toujours un peu plus à chaque fois, jusqu'à ce que ça devienne naturel). Chaque jour, on s'oblige à prendre quelques minutes pour prendre soin de soi en se disant que ce n'est que justice (sans culpabiliser et jusqu'à ce que ça devienne naturel)... et ainsi de suite ! C'est aussi noter chaque jour tous ces petits moments qui nous ont fait plaisir, qui nous ont apporté un peu de joie et de bonheur. Et puis, il y a aussi des discours dont il faut parvenir à se défaire. Pour nous les femmes, ce sont surtout les phrases assassines de nos mères... Mais c'est une autre histoire !
La pensée négative, qu’est-ce que c’est ? Quelle est son influence et comment l'éviter ? La aussi, nous sommes sur un thème proche de la distorsion psychique en ce qui concerne la question sur la pensée négative. C'est très lié à l'estime de soi : plus notre estime est négative, plus nos pensées vont de paires... La pensée négative est très présente dans la dépression : on a le sentiment d'inutilité, d'abattement, que ça ne sert à rien de se battre, et encore moins que l'on fasse attention à soi... La pensée négative est limitative par essence : elle empêche de prendre des décisions, d'accepter l'imprévu, ou encore de sortir des sentiers battus. Elle enferme totalement la personne, et très rapidement si on n'y prête pas attention. D'autant qu'elle s'installe de façon insidieuse, sournoise. Toutefois, ça ne sert à rien de vouloir les "chasser" : il est préférable d'en tenir compte mais finalement trancher pour du positif ! En ce qui concerne le stress, la relaxation, le yoga ou le Qi-Cong peuvent être d’un secours non négligeable car ils apportent de la détente et du bien être. Ce sont d'excellentes disciplines chinoises qui, par des techniques d'assouplissement et de respiration, aident à se recentrer sur soi, à canaliser ses émotions et donc à gérer son stress. Pour ce qui est du décès de votre père, vous semblez toujours en période de deuil. Le deuil, ce n'est pas oublier la personne, mais apprendre à vivre avec son absence. C'est accepter qu'elle ne soit plus là physiquement. Et là, seul le temps peut quelque chose pour vous, ainsi qu’une thérapie. Quant aux fringales, elles semblent liées à ce deuil qui n'est pas encore fait : elles viennent remplacer le vide laissé par l'absence de votre père... Ce comportement alimentaire n’est, bien sûr, pas satisfaisant car il ne peut remplacer l'amour paternel perdu. Quant à l'influence de notre enfance sur notre vie actuelle, elle est considérable ! Admettons que notre personnalité soit une maison. Toute maison, pour conserver sa solidité à travers les âges, a besoin de fondations solides. Ces fondations correspondent à toute la période de l'enfance. Si cette période est marquée par des évènements traumatisants, cela va se répercuter sur les fondations qui ne vont pas être aussi solides qu'elles auraient dû l’être. Ainsi, en construisant les murs (l'adolescence puis la vie adulte), il peut se présenter à l'occasion de secousses (nouveaux évènements traumatisants) des fissures visibles ! Et cela peut s'inscrire sur nos comportements ou sur notre corps. Afin de consolider ces fissures, il faut "réparer" les fondations. C'est le travail thérapeutique ! Nos choix alimentaires sont aussi liés à notre passé dans les mêmes conditions : si un aliment a été consommé la première fois dans un climat convivial, chaleureux et aimant, il conservera pour toujours la même connotation. L'inverse est également vrai. Si nous sommes attirés par les aliments sucrés à la moindre contrariété, c'est aussi parce que, en général, dans notre enfance, chaque fois qu'on avait un petit bobo, on nous faisait un gâteau pour nous consoler. Ou si nous avions été sages, nous avions droit à une sucrerie...
Sylviane LIBERGE Psychologue clinicienne – Formatrice Consultante - Conférencière
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