L'influence du sommeil
sur le poids

Poids.

 
Accueil du site      
   

 

 

Depuis plus de 50 ans maintenant, les diverses recherches sur le sommeil s'accordent à dire qu'il est un des éléments réparateurs et régulateurs pour l'organisme.

En effet, au cours de votre nuit, les défenses immunitaires s'activent, la peau se régénère... Chez les enfants, les neurones se développent, et ils sécrètent également une hormone de croissance qui les aide à grandir !

Nous savons que la privation de sommeil entraîne une perte de poids (le corps puise au maximum dans ses réserves pour continuer à fonctionner).

Mais qu'en est-il d'un manque chronique de sommeil, ou d'une mauvaise qualité de sommeil ?

Et bien, cela accroît le risque d'obésité et d'hypertension !!! Sans parler de l'agressivité, de l'irritabilité, de la somnolence, de la désorganisation cognitive, des troubles visuels et intellectuels, de la désorientation temporelle et autres troubles divers...

Et oui, rien que ça !

Il se trouve que la réduction du temps de sommeil déséquilibre la régulation de l'appétit et provoque une augmentation de la faim. Avec une appétence pour une nourriture riche en calories et en hydrates de carbonnes... Prise de poids garantie ! Avec, en prime, une majoration de développer un diabète.

Autrement dit, une bonne hygiène de sommeil est particulièrement importante si l'on souhaite perdre du poids (ou ne pas prendre de kilos superflus). Et en plus, c'est un facteur capital de prévention de maladies !

De plus, bien dormir participe à la protection contre le stress (en particulier la phase de sommeil lent


Troubles du sommeil : un large éventail, de l'insomnie à l'hypersomnie


Le terme " troubles du sommeil " recouvre différentes pathologies et manifestations. La " classification internationale des troubles du sommeil " (1) qui fait référence en la matière distingue :

  • l'insomnie : aiguë, mauvaise hygiène du sommeil, comportementale de l'enfant, due à une drogue ou autre substance… ; l'insomnie est définie comme " correspondant à un mauvais sommeil nocturne caractérisé essentiellement par des difficultés d'endormissement, de maintien du sommeil ou une sensation de sommeil non réparateur ; ce sommeil de mauvaise qualité peut induire des perturbations diurnes telles que la baisse de vigilance, la diminution des performances, la fatigue ou l'irritabilité " (définition reprise dans le rapport Giordanella dans le chapitre " Troubles du sommeil ", rédigé par les médecins gériatres Fannie Onen et Hakki Onen) ;
  • les troubles du sommeil en relation avec la respiration : syndrome d'apnée du sommeil, qu'elle soit obstructive ou autre ;
  • les hypersomnies : de tous types ;
  • les troubles du rythme circadien du sommeil : syndrome de retard ou d'avance de phase, rythme veille/sommeil irrégulier, franchissement de fuseaux horaires (jet lag), travail posté, trouble en relation avec un trouble médical, dû à des drogues ou autres substances ;
  • la parasomnie : elle recouvre les éveils confusionnels, le somnambulisme, les terreurs nocturnes, les cauchemars, etc. ;
  • autres catégories secondaires : les mouvements en relation avec le sommeil, les symptômes isolés (ronflement, somniloquie) et les autres troubles du sommeil.

Les troubles du sommeil ne doivent pas être confondus avec le déficit de sommeil, qui provoque la " somnolence diurne excessive ". Selon le rapport Giordanella, cette somnolence, dans sa forme sévère, affecte 6 % de la population française.

Y. G.

(1) Établie par l'American Academy of Sleep Medicine www.aasmnet.org

Source : Rapport Giordanella.

LA SANTÉ DE L'HOMME 388 | MARS-AVRIL 2007 | Pages 21-23

 

Sylviane LIBERGE

Psychologue clinicienne – Formatrice

Consultante - Conférencière

 

Code de déontologie


 

 

> Mentions légales         > Crédits     > Me Contacter